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JOMAIN Arnaud

Publié le 10 mars 2016
Auteur :

Arnaud JOMAIN, je suis né en 1948 à St Gilles les Bains (Réunion). J’ai quitté l’île à l’âge de trois ans pour séjourner avec mes parents(originaires de la Réunion et de l’Ile Maurice) en Afrique Noire. Au Sénégal plus précisément. J’ai passé mon enfance, mon adolescence et ma jeunesse au Sénégal. Puis à l’âge de 22 ans, je suis rentré en France, où j’ai travaillé, dans le privé tout d’abord, puis à la SNCF.
Depuis 1999, je suis établi à la Réunion (St Denis) où je goûte chaque jour le plaisir de ma retraite et surtout du retour sur ma terre natale.
Profitant de mon temps « libéré » je me suis mis à écrire…En fait, je n’ai jamais cessé. Lorsque j’étais en activité, j’ai eu beaucoup de textes à rédiger, mais dans un contexte et un cadre bien précis et réglementé. Aujourd’hui, je le fais par passion et je l’avoue avec énormément de plaisir.
Je suis, si j’ose m’exprimer ainsi, un « accroc » de l’expression écrite. Sauf…Que mes textes, émanent, maintenant de moi et de moi seul. Ce qui est bien présomptueux, car tout un chacun est imprégné de sa culture, de son vécu, de ses expériences…Et de sa propre imagination. En fait, j’ouvre les tiroirs personnels de mon cerveau et je trie, je concocte, je rassemble
C’est ainsi, que je me suis retrouvé, un jour, devant mon clavier d’ordinateur, en train d’écrire:

Notamment : La Kora et le balafon éditée dans la collection Kaniki par SURYA Editions (en Novembre 2009). Ce livre raconte l’histoire d’amour qui unit deux instruments de musique d’origine africaine et deux enfants d’un village du Sénégal.

Puis a suivi Stella la petite étoile, éditée toujours dans la collection Kaniki par Surya Editions (2éme trimestre 2010). Cette histoire raconte à ma manière l’émergence de l’île de la Réunion dans l’Océan Indien sous la forme d’un conte fantastique.

En 2015, Les Editions Orphie ont publié « Sous le signe de la mouette », qui est un conte sur le langage des signes.

J’ai composé de plus de cent de poèmes que je partage avec mes amis(es).

J’ai également écrit, mais non publié, une « chronique » de mon enfance passée au Sénégal de l’âge de trois ans où je suis arrivé dans ce pays, jusqu’à l’âge de vingt deux ans où je l’ai quitté pour la France.

Arnaud JOMAIN

LE HEROS

Blanche hermine,
Pâle Vesprée,
Boutons d’or,
Le Héros est tombé,
Le Soldat est mort.
Il souriait paraît-il,
Diront les imbéciles.
Peut-on sourire
Au non Avenir?
Peut-on se glacer,
Sans encore supplier
Vivre un tant soit peu?
Aimer encore un peu?
Le Héros est tombé,
Le Soldat est mort.
De son front transpercé,
S’écoule son sang,
Il épanche les blés
Aux rives du Temps.
Le labour de Printemps,
Effacera son Antan.
Le Héros est tombé,
Le Soldat est mort.
Enfant de France,
Il perd son Enfance
Dans la terre glacée.
Pour quoi?
Pour qui?
La Gloire de la Nation?
Ou le profit des Barons?
Son visage éteint
N’exprime plus rien.
Il est étendu, là!
Son âme, déjà au delà!
Le Héros est tombé,
Le Soldat est mort.
Messieurs de France,
Du Monde et d’ailleurs,
Vous les grands décideurs,
Voyez vos outrances
A travers le silence
D’un coeur meurtri,
A travers les larmes
D’une Mère privée d’âme.
Messieurs de France,
Du Monde et d’ailleurs,
Vous les grands décideurs.
Vous avez arraché
A cette Mère éplorée,
Son coeur, à jamais.
Pourtant, l’outrage passé,
Sortant de vos salons
Aux murs lambrissés,
Vous étalerez, sans façon,
Vos gloires hérissées
En bannières de victoire,
Entre le fromage et la poire.
Alors que…
Le Héros, lui, est tombé,
Le Soldat est mort.
Il … souriait… paraît-il!

Arnaud JOMAIN Janvier 2016 en hommage aux victimes de la bataille de Verdun, dont c’est le centenaire cette année.

VERDUN

Verdun, Capitale Mondiale de la Paix,
Tu panses encore aujourd’hui tes plaies.
Terre de sang, de boue, de haine,
Tu es loin d’être une morne plaine.
De Blercourt à Récicourt,
De Bulainville à Thierville,
La guerre a suivi son horrible cours,
Portée par la haine la plus vile.
Ici, sont tombés des hommes.
Ici, glissent toujours leurs fantômes.
« Meuse, endormeuse,
Si chère à mon enfance ».
Chantait le poète avec élégance.
Verdun, Terre martyre de France,
Porteuse de tant de souffrances,
Aucune élégance sur les remparts des forts.
Le sommeil, celui de l’éternelle mort,
Emplit le fracas silencieux
De ceux qui ont rejoint les Dieux.
Ô Verdun, de ton sol criblé,
De tes villages oubliés,
S’élève, puissant, un hymne à la Paix,
Celle des Braves, pas celle des épées.
Ô Mânes de Souville, de Vaux, de Douaumont,
Levez-vous! portez la colombe par vaux et par monts.
Soldats Inconnus, Méconnus, reconnus
Qui reposez, guerriers à demi nus
En ces champs silencieux d’anciennes batailles
Quand d’autres irrévérencieux font ripailles,
Brisez les barbelés, les mines, les affûts des canons.
De la Marne, à la Somme, des Dames et de leur Chemin.
Des tranchées, chargez! Le rameau d’olivier en mains.
Embrassez vos Frères d’en face,
Ceux que l’on vous a dit de l’autre race.
Ô âmes errantes des guerres passées,
Portez l’Amour, dites à la Mort, ASSEZ!
Vous les fils de la France meurtrie,
Vous les enfants de la fière Germanie,
Vos corps blessés, entremêlés, à jamais flétris
Doivent aux Humains rappeler leur Fratrie.
Alors, Verdun,
Terre de sang, de boue et de haine,
Pourra, enfin, soulager sa peine.
Toi, le Poilu, Toi, le Germain,
Cultivateur, paysan, ouvrier, marin,
Que sur cette Terre abreuvée de ton sang,
Fleurisse le coquelicot à chaque printemps.

Arnaud JOMAIN Janvier 2014

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